La Licorne
Expos

Expos

Chaque année, des artistes investissent à tour de rôle l’Espace des Arts au sein de la Licorne, des artistes contemporains qui observent, pensent, rêvent et imaginent le monde dans lequel nous vivons.

Chaque année, nous vous invitons à partager leur regard, éveiller vos sens à de nouveaux langages, ressentir, découvrir le monde dans lequel nous vivons.

Chaque année, cette rencontre avec l’art contemporain, qui nous tient à coeur de proposer à tous depuis la création de la Licorne, nous conduit à accueillir également de nombreuses classes. Ces enfants, de la petite section à la 3ème, accompagnés par leurs enseignants, rencontrent des œuvres et des artistes, s’interrogent, échangent, créent à leur tour et exposent leurs œuvres dans le cadre du dispositif « écoles en art ».

Cette année, nous vous proposons de découvrir :
Fabienne Cinquin, artiste associée à la semaine des livres jeunesse 2022
Marguerite Noirel – sculptures
Hélène Fraysse – volumes
Tamara Ivanda – peintures
Pascal Lucas – photographies

Exposition d’Hélène Fraysse
« Paroles perdues dans la nuit« 
du 13 janvier au 18 février

-Vernissage vendredi 13 janvier à 18h30 en présence de l’artiste-

Plasticienne vivant en Corrèze, j’alterne ou assemble divers médium: dessin, vidéo, peinture, couture, pour explorer le travail de la mémoire avec ses leurres et ses imperfections. Je questionne les traces laissées en nous par la disparition des êtres chers, et leurs résurgences dans le présent.

En 2012 je fais une demande d’aide à la création auprès de la DRAC Limousin pour mener à bien un projet artistique en Corée du Sud, autour de la disparition d’une amie coréenne des années auparavant. Choang Hi a suivi le même cursus que le mien à l’école des Arts Décoratifs de Limoges, elle a vécu 17 ans en France et nous sommes restées très liées tout ce temps. Puis elle est repartie vivre en Corée et nous échangions régulièrement jusqu’à ce que je n’ai plus eu de nouvelles.
Lorsque ce projet de partir à sa recherche s’est petit à petit concrétisé, j’ai cherché une danseuse coréenne pour m’accompagner dans cette quête. Je savais que j’avais besoin d’un corps pour me confronter à la disparition et que la danse pouvait traduire les mouvements fluctuants de la mémoire.
Je décide de filmer différents moments de cette quête, la danseuse évoluant dans différents lieux urbains ou paysages de campagne.

Ce travail continuant son chemin en moi, en 2016 dans le cadre de l’année France Corée initiée par l’Institut français, je sollicite une bourse qui me permet de revenir en Corée. La danseuse va improviser et danser devant les images vidéo projetées sur de grandes feuilles de papier qu’elle soulève une à une comme les couches de la mémoire. Nous présentons cette performance dans son studio de danse à Séoul.

En 2018 c’est la danseuse qui vient en France et le travail d’improvisation performance vidéo devient un spectacle que je scénographie. Je confie le texte à une comédienne. Ce texte est traduit sur scène en simultané par une artiste coréenne, j’invite également une technicienne son et lumière tandis que je réalise les vêtements, le décor et projette la vidéo.

«Paroles perdues dans la nuit» est montré à la Grange, théâtre de l’association Aléagon en Corrèze.

Aujourd’hui encore je continue de tirer le fil de «Paroles perdues dans la nuit», et privilégie une vision kaléidoscopique. Des fragments d’une mémoire éclatée s’assemblent comme un puzzle autour du fragile et de l’incertain.
Construisant, déconstruisant, j’imagine sans cesse une autre histoire.

Hélène Fraysse

Exposition de Marguerite Noirel
Sculptures
du 18 novembre au 16 décembre 2022

Vernissage en présence de l’artiste Vendredi 18 Novembre 2022 à 18h30

Née en 1944, Marguerite Noirel découvre l’Auvergne en 1976 et décide de s’y installer pour se consacrer pleinement à la sculpture vers le milieu des années 80.

Elle part ainsi à la conquête des « Mines d’Or » que sont les décharges des ferrailleurs afin d’y découvrir la matière première de son œuvre : ces objets ferreux qui entament lentement leur cycle de finitude et qui vont à nouveau reprendre vie.

Empreints d’une grande banalité lorsqu’ils circulent dans notre univers quotidien, ces scies, fourches, bêches, pelles et fers en tous genres revêtent spontanément une dimension fantastique sous l’œil fasciné de cette artiste qui, par observation, émotion et création, distingue sous leurs fragments, le point de départ d’une nouvelle entité.
Par une maîtrise parfaite de la soudure à l’arc, elle capte et unit par la flamme ces pulsions de vie pour les métamorphoser en d’étranges et singulières créatures anthropomorphes oscillant entre l’humour et le symbolisme.

Redécoupés, meulés, poncés et patinés ces « rebuts » passent enfin à l’état d’œuvres surprenantes dans leur représentation d’une comédie humaine où s’entrechoquent les cassures du temps et les espoirs d’un cycle de vie sans cesse renouvelé…

Portraits de famille

Dès que j’ai commencé à dessiner, j’ai aimé le portrait. Les familles, généalogiques ou politiques, m’interpellent. Le cadre aussi : celui que l’on met autour du portrait, le cadre sociétal, le cadre de vie, parfois vide, vidé de sa substance. Le cadre parfois écrasant, fourchu, cornu, menaçant, mais aussi explosé, tordu, en transe, dompté par le portraituré.
Le personnage : il est absent ou présent.
Absent, il laisse un signe ténu de son existence, il est vivant quelque part, comment est-il mort ? tragiquement ou « normalement ».
Présent, c’est un personnage historique, une figure de notre société, un individu quelconque : tendre, rêveur, spirituel, souriant, mais aussi monstrueux, hybride, cruel, libidinal, bête et méchant.
Il va nous parler de son rapport avec le cadre. Sage, complaisant, écrasé, conditionné ou revendiquant sa liberté, sortant du cadre, blessé et triomphant.

« […] Arrêter la course vers la disparition, ce faisant, narguer l’éternité, tel est le projet. Chaque élément est une relique, l’ultime vestige d’une décadence inéluctable. Trophée, dépouille, emblème… Du disparu subsiste juste une arme, un os, un minimum, une structure à claire-voie permettant le dialogue, par pénétration avec le vide. Certaines sculptures ont des allures d’autels. Au-delà du dialogue provoqué entre un fragment et un fragment, celui du reste avec l’infini s’impose, ici encore. Marguerite sculpte la lisière de l’existence. […] » Françoise Monnin

A lire :
Celle qui rend à la vie – Daniel Lamotte, Editions Un, Deux, Quatre.
Marguerite Noirel – Françoise Monnin, Editions Iconofolio .
Les sculpteurs du métal – Dominique Dalmont, Edts Somogy

A voir : Sur rendez-vous, exposition permanente « 35 ans de sculpture » au Local, 22, rue du Docteur Sauvat à Issoire.

Exposition de Fabienne Cinquin
Du 10 septembre au 31 Octobre 2022

Rêver, c’est le maître mot ! En grand, en petit, sur des murs ou du papier.
J’aime provoquer l’imaginaire, en explorant différentes techniques graphiques.
Nourrie de mes références aux contes en particulier, la technique du collage que je privilégie me permet une grande liberté dans ce travail d’assemblage qui évolue par rebonds, intuition et associations d’idées. Le collage, mais également les techniques du pochoir et de la collagraphie que j’explore ces derniers temps provoque l’inattendu, l’improbable et le rêve et nourissent ma « conversation » avec les images. J’ai la volonté de donner cette matière à rêver aux lecteurs, petits et grands, pour qu’ils poursuivent eux-­mêmes leurs voyages imaginaires.

Exposition ouverte:

Lundi, jeudi, vendredi de 14h à 18h30
Mardi de 14h à 19h30
Mercredi de 9h à 12h30 et de 14h à 18h30
Samedi de 9h à 12h30 et de 14h à 17h30
Dimanche de 9h à 12h30

Pour les groupes, la réservation est obligatoire.
Entrée libre et gratuite

Pendant les vacances scolaires :

Lundi fermé
Mardi 14h ‐ 19h30
Mercredi 14h ‐ 18h30
Jeudi 14h ‐ 18h30
Vendredi 14h ‐ 18h30
Samedi fermé l’après-midi sauf 1er samedi des vacances
Dimanche fermé sauf 1er dimanche des vacances



Exposition
Gallou
Égarements d’une brodeuse
Du 6 Mai au 3 Juin 2022

Vernissage le 6 mai à 18h30 en présence de l’artiste.

« Dès mes 12 ans j’apprenais la broderie que j’ai pratiquée pendant des décennies
dans l’univers luxueux de la restauration ancienne et de la haute couture . J’ai aimé la haute couture, c’est là qu’on apprend tout, on peut se permettre des fantaisies.
La rencontre fulgurante avec des matériaux et des formes voués à l’oubli ont éveillé en moi le désir de révéler leur mystérieuse beauté. Je voulais magnifier des choses, la broderie enrichit ». Ainsi parle Gallou de son parcours étonnant de femme et d’artiste. Son
cheminement, la virtuosité et la sensibilité de son travail ont inspirés des écrivains, mais également tous ceux qui se sont laissés surprendre par la magie de la matière que Gallou nous offre d’entrevoir.« Gallou, scribe des lois, gardienne d’antiques savoirs, a inscrit d’imperceptibles runes de métal, dont on décèle la présence dans la fugacité d’un reflet d’argent, la lumière des ors, la morsure de l’éclair, du fer. Elle coud la pierre, brode l’épaisse carapace minérale comme un parfum sur le souffle léger d’une soie. » Rolland Duclos

À la rencontre de Gallou
à lire : Gallou, brodeuse de fer, Anne Comptour, éditions Créer
à entendre: Podcast France Bleue
à voir: https://www.amac-chamalieres.com/artiste/gallou-2

Exposition ouverte:

Lundi, jeudi, vendredi de 14h à 18h30
Mardi de 14h à 19h30
Mercredi de 9h à 18h30
Samedi de 9h à 12h30 et de 14h à 17h30
Dimanche de 9h à 12h30
Entrée libre et gratuite – Pour les groupes, la réservation est obligatoire.





Exposition
Véro des bois
Céramiste et plasticienne
11 Mars – 8 Avril 2022
Vernissage vendredi 11 Mars à 18h30, en présence de l’artiste

Ma démarche ? J’explore, je cogite,
Je démêle ce qui m’agite, je médite,
Je cherche à…

… Faire aboutir une création sans concession
Dans un monde de textures et de sensations
Amener la céramique hors des sentiers battus
Proposer de l’inédit, de l’inattendu

… Inciter à la rêverie, au voyage, à l’évasion
Utiliser les matières comme vecteurs de réflexions
La vie, la mort, faire du léger avec du lourd
Et ne jamais négliger la modestie ni l’humour !

… Faire voguer la poésie sur mon imaginaire
Balancer mes messages comme des bouteilles à la mer
Jouer de la corde et de l’âme sensibles
Avec vos yeux comme témoins et vos cœurs pour cibles

… Associer du plein, du vide, des transparences,
Comme une preuve, une évidence
Du lien subtil et absolu qui relie tout à tout
Végétal, Minéral, Animal, moi, vous…

https://atelierdelarobinsonne.jimdofree.com/

Exposition ouverte :
Lundi, jeudi, vendredi de 14h à 18h30
Mardi de 14h à 19h30
Mercredi de 9h à 18h30
Samedi de 9h à 12h30 et de 14h à 17h30
Dimanche de 9h à 12h30

Entrée libre et gratuite
Pour les groupes, la réservation est obligatoire

Le MuMo arrive à Saint-Germain-Lembron !
Du 7 au 11 Février

Le MuMo (Musée Mobile) est un camion-musée, fondé par Ingrid Brochard et imaginé par Matali Crasset, qui se déplace à la rencontre du public, pour rendre l’art contemporain accessible à celles et ceux qui en sont éloigné.e.s, en partageant une expérience artistique et esthétique sur les territoires.
Arrivé en Auvergne depuis la mi-janvier, emmené par une équipe composée d’un conducteur-technicien et de deux médiateurs et médiatrices culturel.les, il sillonne la région avec à son bord une exposition conçue par le FRAC Auvergne : D’autres mondes que le nôtre.
Il stationnera sur la Place du Désert à St Germain-Lembron du lundi 7 au vendredi 11 février.
Tout juste le temps d’accueillir plus de 300 personnes pour des visites et des ateliers tout au long de la semaine, principalement des publics scolaires issus des écoles, collèges et lycées du territoire, mais également des enfants des Centres de Loisirs et des résidents des foyers de la Croix Marine et de Scourdois.

Tous les groupes accueillis au Mumo seront également accueillis à l’Espace des Arts de la Licorne pour une visite de l’exposition de Pauline Marty et des ateliers animés par l’artiste.

Le vendredi 11 février de 17h à 18h30, le MuMo ouvrira ses portes à tous les publics, qui pourront également découvrir les travaux réalisés dans le cadre des ateliers au MuMo et à la Licorne.


D’autres mondes que le nôtre

une exposition du FRAC Auvergne

L’art n’a aucune fonction, l’art ne «sert» à rien et n’a rien d’autre à nous communiquer que les signes qui émanent des œuvres comme autant de vibrations sensibles. S’il fallait donner à l’art une finalité, elle se logerait sans doute dans cette capacité unique que possèdent certaines œuvres d’orienter nos regards vers d’autres mondes que le nôtre. Au-delà du monde que nous connaissons et qui nous est familier, l’art nous révèle d’autres territoires qui jusque-là nous étaient inconnus. «Autant il y a d’artistes originaux, autant il y a de mondes à notre disposition». C’est en gardant à l’esprit ces mots de Marcel Proust que le visiteur est invité à découvrir cette nouvelle exposition imaginée par le FRAC Auvergne pour le Musée Mobile.

Dans cette sélection d’œuvres issues de la collection du FRAC Auvergne, la voix de chaque artiste ouvre de nouveaux horizons et, en sondant plus particulièrement notre relation à l’autre, chacune de ces voix repousse plus loin les limites de notre monde connu, celui de nos pensées, de nos habitudes, de nos représentations. Qu’avons-nous en commun avec Maria, cette mère gitane, cheffe de sa communauté en Espagne, ou avec cette autre mère aux Pays-Bas qui accepte d’être photographiée sitôt après son accouchement ? Que connaissons-nous des rêves que forment ces deux jeunes nord-irlandais incarnant la première génération à ne pas avoir connu «Les Troubles» ou des espoirs de ces hommes et ces femmes qui se réunissent, à Kigali ou à Los Angeles, pour chanter dans une église ou danser dans des parkings quand le monde autour d’eux ne tient plus ? Probablement pas grand chose. Même si nous pouvons reconnaître dans un geste ou un regard les traces d’une émotion familière, ces histoires ne sont pas les nôtres, ces mondes nous sont souvent étrangers, comme peuvent l’être les univers du réalisateur David Lynch, dont la gravure exposée livre une étreinte des plus ambiguës.

En nous mettant en présence d’autres façons de vivre ou de regarder le monde, chacune de ces œuvres augmente indéniablement notre monde intime, le rend plus intense et plus sensible. Les œuvres d’art teintent notre réalité de subtiles nuances, de tonalités inattendues, et c’est sans doute là que se loge leur singularité indépassable.

Laure Forlay
Chargée des publics au FRAC Auvergne
Commissaire de l’exposition


Espace des Arts de la Licorne  Pauline Marty – dessins
du 21 janvier au 25 février

Ma démarche est apparue sans se chercher.
Je me suis mise, il y a quelques années, à tracer des points, des traits, des gribouillis, fascinée par ce qui se déployait sous mes doigts, sans en chercher la maîtrise.

Petit à petit, des paysages ont fait surface, évoquant des formes organiques, sous marines, terrestres, primitives.
Bercée par une sorte de « transe – écriture automatique » je me suis laissée embarquer par ce voyage, découvrant peu à peu le mouvement qui m’habite.

De nature plutôt réservée, mes dessins ressemblent à mes gestes : petits, subtils, discrets, délicats.
Ma sensibilité fait que je m’intéresse aux petits détails, et ils sont nombreux…

Nourrie de promenades contemplatives, de philosophie, psychanalyse , sciences humaines et arts divers, ces disciplines se tissent en lien avec le fil de ma pensée, à la manière d’une peau, dans des allers et venues entre intériorité et extériorité.

Mon geste se déploie grâce à la pratique de la danse improvisée que je découvre depuis peu.

J’aime faire des parallèles entre les formes que je dessine et danse, et celles qui m’entourent, réalisant peu à peu qu’elles sont universelles à un ensemble dont je fais partie.
Petit à petit, je m’intéresse au rapport entre l’humain et son environnement, rapport que j’expérimente avec le dessin, la vidéo, la photographie, la danse, l’écriture, et l’enregistrement sonore, avec le corps comme outil, de plus en plus convaincu qu’il est urgent de s’émerveiller et recontacter notre sensibilité afin de renouer avec la diversité et le singulier.

Éducatrice spécialisée de profession , j’ai toujours été sensible à ce qui fait particulier et ne conçois pas la poésie détachée du quotidien. Je la crois essentielle à nos vies, et plus que jamais à défendre.

«  Or, la créativité, en tant qu’innovation, est censée produire de l’inattendu, de l’inédit, de l’inouï, elle n’a d’objet que celui qu’elle fait surgir, elle se conjugue au futur et à l’impératif, ou, mieux, au performatif. Elle ne saurait être programmée, puisqu’elle est censée justement contredire ou déborder tout ce qui aurait été présupposé, préconçu ou prévisualisé par une intention quelconque, elle ne peut qu’antidater rétroactivement son propre ressort. Telle est la gageuse : ce qu’on entendait créer, il suffisait de ne pas l’avoir visé pour le réaliser. » – L’art comme malentendu- Michel Thévoz

«  Ici, nous nous proposons de partir d’une idée simple qui est celle-ci : l’univers n’est pas obligé d’être beau. Nous pourrions imaginer un univers uniquement fonctionnel, où un ensemble d’éléments neutres, indifférenciés, se meuvent, se remuent, indéfiniment. On aurait affaire là à un monde de robots, ou à un monde concentrationnaire ; l’on ne serait plus dans l’ordre de la Vie. Pour qu’il y ait vie, il faut qu’il y ait différenciation des éléments, laquelle se complexifiant, a pour conséquence le formation de chaque être en sa singularité. » – Œil ouvert et cœur battant – François Cheng


Performance Voix-Mouvement-Oeuvre
Cie Jaillir
vendredi 25 février à 19h

Le dernier jour de l’exposition, La Compagnie Jaillir proposera une performance
Voix – Mouvement – Oeuvre
à l’Espace des Arts de la Licorne, au coeur des œuvres de Pauline Marty.

« Performer c’est offrir un moment à l’imprévisible, effectuer un instantané éphémère. Tout se joue ici et maintenant, à l’écoute des bruissements du monde qui nous entoure, en résonance avec l’œuvre sous nos yeux. Nous transcrivons nos perceptions à travers la voix et le corps, pour les partager avec le public, dans un moment unique. »

Marie-Sylviane Buzin : vocaliste-chanteuse
Johana Fargeon : danseuse

Prix libre en conscience

Pauline Marty – Dessins
21 Janvier – 25 Février 2022


Vernissage vendredi 21 Janvier à 18h30 en présence de l’artiste

Bien qu’ayant toujours eu un attrait pour le dessin, celui-­ci est soudainement apparu comme une nécessité, alors que je rentrais d’un voyage d’un peu plus d’un an en Océanie et Asie. Dessiner s’est révélé comme une manière de faire perdurer ce voyage.
Ainsi, mes dessins sont des sortes d’aventures qui m’amènent en terrain inconnu. Ma main guide le stylo, sans trop savoir où elle va, pour former des traits, des formes, des points, dans lesquels des sortes de paysages font surface.
Dessiner est une manière d’accéder à une part de moi-­même, participe à un cheminement personnel. C’est une façon d’expérimenter le trait, la forme, le mouvement, et de laisser une trace de l’invisible qui m’habite.
Mon voyage m’amène à explorer la dualité présente en chacun de nous, la division entre nature/culture, normal/pathologique,noir/blanc, et la difficulté à trouver son véritable soi dans ce conflit existentiel. S’il s’agit de mon propre voyage, d’un cheminement singulier, j’y entrevoie des formes beaucoup plus universelles, des questions qui touchent aux notions d’identité, de territoire, d’étranger, d’ouverture et fermeture, de frontières, d’adaptation, de marginalité, d’environnement.
Je réalise petit à petit que mon cheminement n’est pas tout à fait « mon » cheminement mais qu’il participe à une arborescence beaucoup plus vaste qui concerne l’humain de manière générale et l’espèce vivante de façon plus large.
Montrer mes dessins est une manière de partager ce voyage et d’inviter à le vivre en soi pour faire l’expérience du mouvement qu’il existe en nous humains et espèces vivantes, et ainsi défendre le vivant, la transformation, la création.
Mes dessins sont aussi une éloge aux petits détails, à la délicatesse, au sensible, à la contemplation, au ralentissement, à la rêverie…


https://www.paulinemarty.com/

Exposition ouverte :


Entrée libre et gratuite

Lundi, jeudi, vendredi de 14h à 18h30
Mardi de 14h à 19h30
Mercredi de 9h à 18h30
Samedi de 9h à 12h30 et de 14h à 17h30
Dimanche de 9h à 12h30


Pour les groupes,
la réservation est obligatoire.


Période des vacances scolaires
Lundi fermé
Mardi, Mercredi, Jeudi et Vendredi 14h­18h30
Samedi 10h­12h30
(fermé l’après-­midi sauf le premier samedi des vacances)
Dimanche fermé
(sauf le premier dimanche des vacances)

Josiane Coulondre – Art singulier
19 novembre – 18 décembre 2021

Vernissage en présence de l’artiste vendredi 19 novembre à 18h30

 » Après avoir fréquenté les Beaux-Arts à Grenoble et à Nîmes (trop académiques à mon goût), j’ai enfin rencontré la liberté de la création dans le sud de l’Ardèche où je vis.
Je me sens à l’aise avec les matériaux qui ont déjà une histoire, une marque du temps. Je les déstructure, les déchire, les recouds, les recolle en laissant toujours une place à la spontanéité et à l’aléatoire sans chercher la perfection.
Un des thèmes récurrents de mon travail est celui du visage et de l’humain, de son inconscient et de ses sentiments les plus secrets.
Les personnages sont non académiques, naïfs, mystérieux, sans agressivité parfois un brin dérangeants.
Ils apparaissent comme un peu déboussolés, fragiles, rêveurs, ils viennent d’un autre temps, celui de l’imaginaire intemporel. Souvent pourvus de membres atrophiés, ils ne vous laisseront pas indifférent. Ils questionnent votre intime.
Ils vont vous capturer, ils vous regardent, ils sont votre miroir.Je recherche le chemin de l’intime et de l’émotion.
Je voudrais vous lire, je voudrais vous dire. « 

Josiane Coulondre

https://www.facebook.com/people/Josiane-Coste-Coulondre/

Elza Lacotte – plasticienne sérigraphe
11 septembre – 25 octobre 2021


Vernissage en présence de l’artiste samedi 11 Septembre à 18h30.

Plasticienne, diplômée de l’École régionale des Beaux ­Arts de Rennes en 2007 et
félicitée lors de l’obtention du Diplôme Supérieur d’Expression Plastique à l’École
européenne et supérieure de l’Image de Poitiers en 2009, je suis installée à
Clermont­-Ferrand, où j’exerce les activités de graphiste,
de plasticienne et de sérigraphe.
Passionnée de cartographie et de littérature, j’oriente ma pratique artistique sur
l’imaginaire, le voyage et la quête.
Oscar Wilde, parle dans Le portrait de Dorian Gray de l’existence de deux sortes de
poètes. Il y a les premiers, les vrais génies, dont l’œuvre est formidable, mais où
l’homme est ennuyeux, vide puisque tout ce qu’il vit et pense est donné intégralement
à son œuvre. L’homme et sa vie sont alors inintéressants et mornes au possible mais
l’œuvre magistrale. Puis il y a les seconds poètes, le poète moyen, dont l’œuvre n’est
pas géniale. Mais alors, quelle vie ! Ne parvenant pas à rendre ce qu’il souhaite dans
son œuvre, il conserve alors toute cette richesse en lui et construit sa vie comme la
plus pure des poésies, emplie de folie et de rimes magnifiques.
Pour ma part, je pense qu’il faut vivre sa vie comme s’il s’agissait d’une œuvre,
l’emplir de poésie en flânant par le monde, en se perdant, en se laissant aller à
l’appel des musiques du hasard.

https://elzalacotte.wordpress.com/